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Blog d'un jeune professeur des écoles qui souhaite partager et échanger.

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Sentiments post-«formation»

 

A-t-on vraiment notre mot à dire.

 

Dans ce rôle de formé (je suis T1), nous nous sentons souvent frustrés et fautifs de ne pas arriver à exploiter le matériel fourni, j'expose ici quelques  sentiments à la sortie d'un stage qui m'a justement laissé un goût de «pas génial». Malheureusement, le dialogue n'est pas si ouvert qu'on le prétend... Entre formés et formateurs... Un jeu de rôle qui ne vise pas que l'émancipation des premiers se met en place. 


Je crois que nos formateurs sont à l’écoute de ce que l’on peut proposer (d’ailleurs ce stage orienté différenciation en est la preuve) et donc j’engage une démarche pour donner mon avis aussi précisément que possible.

Les profs n’ont pas toujours tout préparé (cf le prof de géo, qui il faut l’avouer nous a transmis des choses très positives quand même et nous a exposé son goût prononcé pour le métier et pour une démarche de découverte) mais ils jonglent entre l’occupationnel (remplir 3h) et le déversement de savoir sur le mode transmissif (ce qu'ils nous proscrivent pourtant). Mon constat, c’est qu’ils ne savent pas bien ni quoi nous apprendre ni comment nous le transmettre.

 

En maths elle a fourni des trucs mais que je ne mettrais pas en place parce qu’ils ne m’ont pas paru super géniaux.

 

En musique elle nous a fourni des choses utilisables je trouve, même si je ne sais pas exactement ce que j’arriverai à en faire.

 

En Géo il nous a donné une belle image de l’école rurale traditionnelle qui ne peut être animée que par une personne ayant une profonde vocation.

 

En Histoire des Arts elle nous a déversé un morceau du fruit de 20 ans de projets riches et ambitieux.

 

Pour parler des stages précédents, finalement, très eu de choses m'ont réellement servi. 

 

Je trouve, pour résumer, que les exposés qui nous ont été faits ne nous apportent pas d'outils à mettre en place en classe, ce qui m'aurait pourtant semblé possible.

Je m'explique : 
pour ma part, j'ai passé 4 demi-journées plutôt agréables 
(notamment en histoire des arts et en musique, et je reconnais que les deux autres intervenants ont montré une vraie volonté de nous transmettre des choses : savoir + envie) mais je crois que je ne vais pas pouvoir utiliser grand chose directement. J'ai apprécié la richesse des contenus de culture G que nous a distribués la prof d'HdA, mais au même titre qu'une bonne lecture, qu'un spectacle ou qu'une émission de radio de culture générale. En revanche il m'a manqué la première partie de ce cours : 

3 séances qui fonctionnent
Qu'est ce que je veux dire par là? (vous avez le droit de m'aider) 
Je dirais un dispositif pédagogique, un matériel précis et une inscription dans la cohérence des programmes et dans la continuité transdisciplinaire.


C'est-à-dire, ses jeux des sept familles c'est super 
(peut-être) mais il faut trouver

  1. les familles (en cohérence avec les programmes et les sujets traités en histoire, français),
  2. les tableaux qui correspondent à ces familles et
  3. une façon d'inscrire le jeu dans une séquence d'histoire ? pour que ça apporte quelque chose.

 

Il faut sans doute avoir introduit les tableaux à l'avance?

 

Les avoir étudiés? Comment analyse-t-on un tableau? Que doit on en dire? Qu'est-ce-que l'art? Comment construit-on une séance d'observation dense, courte et qui prépare le terrain pour ancrer les savoirs avec des supports plus ludiques (tel que le dit jeu des sept familles)?

Je crois que la distribution d'une grande quantité de ressources sans détail de mise en place est vouée à disparaître sans laisser de trace et sans permettre de les utiliser 
(du moins dans mon cas).

Avoir trois séances qui fonctionnent m'aurait permis d'amorcer la démarche pour peut-être plus tard, percevoir comment utiliser d'autres idées moins détaillées.

J'aurais donc vu : 

première heure et demi des séances qui fonctionnent en CE2, CM1 et CM2 (c'était une formation cycle 3) puis, deuxième heure et demi, des ressources moins précises à creuser.

 

Encore une fois j’essaie de préciser ma pensée qui n’est peut-être pas claire :

 

Dans le cas de l’histoire des arts comment on aurait pu faire ?

 

Prendre contact avant et trouver des sujets du programme d’histoire qui n’ont pas été vus par nos classes puis proposer une séquence, par exemple :

 

Séquence sur la 1ère guerre mondiale (là je dis des bêtises pour dire le genre de choses) 

 

Choix de trois œuvres liées à la période :  un tableau type Otto Dix «gueules cassées» puis une musique ??? puis un ouvrage littéraire ou un monument de commémoration.

Une analyse fine de ces œuvres et un mode opératoire pour les présenter aux élèves du genre :

 

Quelle démarche employer ? Que doit-on dire ? Que doit-on ne pas dire ? Que doit-on attendre des élèves ? Quelle trace écrite ? Quels affichages? 

 

Ensuite, séance d’arts plastiques sur une technique picturale développée dans l’œuvre analysée.

 

Puis en séance 3, un jeu qui permet d’ancrer ces nouveaux savoirs dans une continuité (ex : jeu de 7 familles avec des familles intelligemment choisies).

 

 

 

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