Blog d'un jeune professeur des écoles qui souhaite partager et échanger.
Un super conseiller péda m’avait convaincu lors d’une intervention, qu’il fallait s’appliquer, autant que faire se peut, à mettre les enfants en situations de création. Leur donner un cadre certes, mais un cadre qui offre une liberté d’interprétation.
J’adhère l’idée, j’aime la démarche et j’ai apprécié la mise en situation qu’il nous a proposée.
Seulement voilà... Pour le moment, toutes les tentatives que j’ai mises en oeuvre avec les élèves de la classe dans laquelle j’ai l’habitude de me promener ont lamentablement échoué. Et pas qu’un peu. En effet, je me trouve dans une situation où j’ai l’impression (d’ailleurs une autre conseillère péda nous l’avait dit) qu’ils ont besoin de cadres super bien définis, que la phobie de l’échec, dûment entretenue depuis une quinzaine d’années, est si prégnante qu’il faut leur donner des consignes ultra précises.
Après avoir essayé pas mal de pistes, ma circonspection finit par rompre la scolarité de mes démarches. M’appuyant sur ma libre interprétation d’une autre consigne distribuée par un autre conseiller péda, j’ai décidé de proposer des situations de reproduction.
Sa théorie applicable à l’éducation physique artistique répartissait, en fonction de l’âge des élèves, le quota de reproduction, d’enchaînement et de création. Pour des CM1 c’était 1/3/ 1/3 /1/3.
Il n’est pas aisé de faire des activités du type «à la manière de» d’autant qu’il me semble que tout le monde s’accorde à dire que ce n’est pas une bonne méthode. Je m’inspire donc librement de choses glanées ça et là. Par exemple dans le street art. J’envisage de proposer une séance de reproduction de visages accentués comme dans l’exemple ci-dessous. Avez-vous des objections, des remarques, des conseils sur la façon d’aborder un tel travail et surtout de le relier, fût-ce possible à quelque chose qui s’approche du programme...